1. La sécurité au quotidien
L’Ambassadeur est responsable de l’ensemble des questions de sécurité, en liaison avec ses collaborateurs.
Le Premier Conseiller est l’officier de sécurité chargé de l’organisation générale de la sécurité. Il est en particulier assisté des trois gendarmes du poste.
L’Attaché de défense est chargé de l’élaboration du plan d’évacuation.
Le Consul a pour mission d’assurer la sécurité de la communauté française. Sous son autorité, le service des Français a la responsabilité du suivi des ressortissants présents en Ethiopie. Les personnels de la section consulaire sont vos principaux interlocuteurs quand vous vous rendez à l’Ambassade.
Les responsables d’îlots qui sont des compatriotes bénévoles. En cas de besoin, ils pourront prendre de vos nouvelles et relayer les consignes de sécurité diffusées par l’ambassade
Agents de l’Ambassade chargés des questions de sécurité :
S.E Jean-Christophe BELLIARD, Ambassadeur de France
M. Olivier BROCHET, Premier Conseiller-Officier de Sécurité
M. Jérôme PERIOLAT, Consul
M. Emmanuel BELET, Chef du détachement de sécurité
M. Stéphane CASTEL, Garde de sécurité
M. Philippe COUE, Garde de sécurité
M. Samuel TEFERA, Chef des askaris
Le Plan de sécurité
L’Ambassade conçoit et actualise régulièrement le plan de sécurité de la communauté française.
Celui-ci définit les mesures devant être prises immédiatement par les personnels de sécurité du poste lors de l’apparition d’une menace. Il prévoit dans son stade ultime la mise en œuvre d’une éventuelle évacuation.
N’oubliez pas que l’inscription consulaire, gratuite, permet aux autorités françaises de vous localiser plus aisément en cas de problème.
Le plan de sécurité s’appuie sur :
la définition d’un ou plusieurs lieux de regroupement et d’évacuation ;
un découpage de la capitale éthiopienne en 6 îlots. En province, les Français sont rattachés directement à l’ambassade ;
la désignation de responsables de la sécurité pour ces îlots ; Prenez contact avec votre chef d’îlot ! Le cas échéant, demandez à l’ambassade les coordonnées de celui dont vous dépendez ;
le recensement aussi précis que possible des populations susceptibles d’être concernées (nombre, lieux de travail et de domicile, photos des voies d’accès, relevé GPS, numéros de téléphone et de télécopie, adresses électroniques) ; l’ambassade peut vous aider à effectuer le relevé GPS. Demandez-le !
l’identification des moyens matériels nécessaires pour procéder à d’éventuelles opérations de regroupement et d’évacuation ;
un équipement de communication directe avec l’ambassade qui est fourni aux îlotiers afin qu’ils puissent recevoir de l’Ambassade les consignes à vous transmettre. Ainsi, en cas de crise, une prise de contact avec votre îlotier vous permettra de connaître d’éventuelles instructions. Les informations sur votre situation seront répercutées à la cellule de crise constituée à l’Ambassade ;
Pour cette raison, et même si vous vous estimez « bien connu du poste », il est INDISPENSABLE de vous présenter à la section consulaire et, une fois inscrit, de nous signaler tout changement concernant la composition de votre famille, votre lieu de résidence ou de travail, vos numéros de téléphone ou de fax, et, le cas échéant, votre adresse électronique… sans oublier les PLANS D’ACCES A VOTRE DOMICILE. Pour ceci, utilisez le formulaire à la fin de ce guide.
Il sera très difficile, voire impossible dans la plupart des cas, de prendre en compte des Français dont l’adresse est inconnue de la section consulaire.
La localisation et l’information des personnes menacées sont l’une des clefs d’une bonne gestion de crise.
Elles ne pourront être optimales qu’avec votre collaboration.
Quelques conseils de bons sens :
Au domicile :
Ne pas ouvrir la porte à des inconnus.
Ne pas faire entrer des inconnus.
Ne pas recevoir de vendeurs.
Faire installer un œilleton sur la porte
Etablir de bonnes relations avec les voisins.
Ne donnez ni votre adresse ni votre numéro de téléphone à des inconnus.
Ayez sous la main une liste des numéros d’urgence.
Vérifiez que les portes et les fenêtres sont bien fermées avant d’aller vous coucher ou avant de sortir de chez vous.
Ne laissez pas dans votre jardin des objets (échelle, caisse de déménagement) qui puissent faciliter l’accès de cambrioleurs aux étages.
Lors de vos déplacements en voiture :
Fausses pannes : On vous signale une perte d’huile, inexistante quelques minutes plus tôt, et on essaie de vous convaincre de faire réviser votre véhicule chez un garagiste ami. Prenez également garde si l’on vous indique qu’un de vos pneus est crevé ! C’est souvent un moyen pour que vous sortiez de votre véhicule afin de vous dérober quelque chose. Il est plus sage de ralentir et de s’arrêter un peu plus loin, de préférence où il y a beaucoup de monde, afin de vérifier le bien-fondé de l’alerte.
Ne laissez pas apparents les objets faciles à transporter ou facilement revendables (placez-les dans le coffre ou couvrez-les).
Dans votre véhicule, à l’arrêt comme en route, verrouillez vos portières (également les portes arrières…).
Quand vous quittez votre véhicule, veillez à ce que celui-ci soit correctement fermé à clef. Quand vous vous garez, demandez aux gardiens qui se trouvent à proximité de votre voiture de garder un œil sur elle. Ils le feront bien volontiers en échange de quelque rétribution.
Evitez les déplacements éloignés (en particulier les safaris) à un seul véhicule.
Veillez à prendre avec vous de quoi changer une roue ou la regonfler (aérosol ou traitement préalable anti-crevaison).
Conservez une lampe électrique dans votre véhicule et une paire de ciseaux afin de couper la ceinture de sécurité après un accident si celle-ci vous bloque.
Emportez avec vous votre téléphone mobile (chargé et crédité !) ; programmez les numéros d’urgence.
Assurez-vous de n’être pas suivi par un autre véhicule ; si vous l’êtes, ne vous arrêtez pas chez vous, mais au poste de police le plus proche, dans une station service ou dans un hôtel.
Evitez les quartiers “ sensibles ” ou peu fréquentés.
Aux feux de circulation, ralentissez avant de les atteindre et laissez toujours une certaine distance entre vous et le véhicule qui vous précède afin de pouvoir vous dégager en cas de problème, surtout la nuit.
Evitez de rouler de nuit en dehors d’Addis Abeba.
En ville, faites attention aux camions et bus en panne garés sans lumière sur le Ring Road. Ils ont été source d’accidents mortels.
Lors de vos déplacements à l’intérieur du pays, communiquez votre itinéraire à un membre de votre entourage et indiquez-lui les coordonnées d’un endroit où vous pourriez être joint.
2. Qui joindre en cas d’urgence
A l’Ambassade de France :
Tél : 011-140.00.00 (24h/24h)
Site internet : www.ambafrance-et.org
A Addis Abeba :
Police : 0115 534 775 (information) ou 0115 524 071/ 0115 526 302/ 0115 526 303 (Federal Police) ou le 911
Pompiers : 912
Hopitaux :
1) Addis Abeba :
Sunshine Clinic (près d’Arat Kilo) : 011.124.22.94 ou 95 Docteur Wafa BEN DHIAB (09.10.63.65.63). Francophone. Tarif de la consultation : 350 ETB et 100 ETB pour le suivi.
Panorama Clinic (près de Kera, les abattoirs) : 0114.65.16.66 ou 0114.65.46.68 Docteur Toufik IDRISS (09.11.22.37.00). Anglophone. Tarif de la consultation : 150 ETB
Saint Yared General Hospital (près de Meganania, route de CMC) : 0116.45.46.97/0116.45.46.04/0116.45.46.53/0116.46.10.29 Docteur Guetahoun Yetbarek (09.11.94.55.50). Français. Tarif de la consultation : 200 ETB./.
Hôpital St Gabriel : 011-661-36-22
Hayat Hospital : 011-662-44-88
Myung Sung International Medical Center (hôpital coréen) : 011-629-29-63
Swedish Clinic : 011-371-07-68 (fax : 011-371-33-63) (bons services, coûts élevés)
2) Dire Dawa :
Bilal Hospital : 025-111-36-36
Yemariam Work Hospital : 025-113-09-97/025-113-09-76
Ambulances :
Saint Gabriel Hospital Ambulances services : 0116.61.44.00
Hayat Hospital Ambulances services : 0116.61.42.50/0116.62.44.88
Evacuation sanitaire :
AMREF (évacuation médicale vers le Kenya) : 00.254.20.31.54.54
Aéroport :
Bole International Airport : 0116 631 998 ou 0116 648 580
3. En cas de crise
La probabilité d’une crise grave qui entraînerait l’évacuation de la communauté française est peu vraisemblable à l’heure actuelle. Elle n’est malgré tout pas nulle. Ce chapitre vous présente le dispositif de sécurité chargé de la gestion de crise, ainsi que la conduite à tenir au cas où une telle éventualité se produirait.
Dès l’apparition d’une crise, deux cellules de crise se mettent en place : l’une à Paris avec le Centre de Crise ; l’autre en Ethiopie, à l’Ambassade.
La cellule de crise de l’Ambassade
La mise en place du réseau d’îlotiers s’accompagne de celle d’un dispositif de crise de l’ambassade placé sous la responsabilité de l’Ambassadeur.
Cette cellule a une triple mission :
1) la gestion de crise, c’est à dire qu’elle :
entrera en contact avec votre chef d’îlot et recensera toutes les informations concernant l’ensemble des Français résidant dans la zone sinistrée ;
assurera le contact avec les autorités locales et diffusera leurs consignes auprès de vous ;
prendra en charge, le cas échéant, votre regroupement et votre évacuation.
2) la reconnaissance et la recherche des victimes potentielles, avec éventuellement l’organisation de secours sur le terrain ;
3) l’information de crise, en direction à la fois des familles et du Ministère des Affaires étrangères.
Les phases du plan de sécurité
En période de crise, quatre phases sont envisagées en fonction de la gravité de la situation. Suivant la nature du risque, le plan de sécurité peut être activé directement dans l’une ou l’autre de ces phases.
PHASE 1 : Restrictions de circulation
Avis est donné aux Français d’éviter les zones troublées. Des consignes de vigilance et de prudence sont données par courriel, par téléphone et sur le site internet www.ambafrance-et.org
Il est également recommandé d’avoir une radio FM avec batteries et de balayer toutes les fréquences, notamment en cas d’impossibilité de joindre vos responsables d’îlot ou l’ambassade.
PHASE 2 : Maintien des résidents à leur domicile
La situation générale se dégrade au point de mettre en danger la sécurité des personnes. L’ambassade peut se constituer en cellule d’urgence si le contexte le nécessite. Elle transmet les consignes qu’elle juge les plus appropriées. Celles-ci peuvent aller du maintien au domicile jusqu’au conseil donné aux personnes qui n’ont pas d’obligations professionnelles de quitter le territoire.
On peut rappeler quelques conseils d’ordre général :
ne sortez de jour et surtout de nuit que s’il est impossible de faire autrement ;
si vous entendez des coups de feu, éloignez-vous des ouvertures (fenêtres, portes) ;
de nuit, éteignez les lumières intérieures, mais laissez allumées les lumières extérieures de votre domicile ;
disposez d’un véhicule avec un réservoir plein ;
rassemblez tous les documents administratifs ou personnels qui vous seraient indispensables ;
pensez à solder les comptes de votre personnel de maison ;
gardez votre calme en toute circonstance et évitez les actions provocatrices.
PHASE 3 : Rassemblement au point de regroupement
La situation est tellement dégradée que l’Ambassadeur décide de procéder au regroupement de la communauté française. Il faut alors vous efforcer de rejoindre par vos propres moyens le centre de regroupement dont la localisation vous est présentée à l’occasion de votre inscription au registre des Français d’Ethiopie. En aucun cas ne rejoignez un lieu de regroupement de votre propre initiative. Vous ne pouvez emporter avec vous que le minimum : pas de véhicule, pas d’animaux domestiques.
Sauf exception, le regroupement est généralement conçu en vue de l’évacuation dont il constitue en quelque sorte la première phase. Il peut néanmoins être décidé uniquement pour assurer la meilleure protection aux nationaux, dans des circonstances particulières et pour une période de temps limitée. Certains lieux de regroupement sont sous contrôle de l’Etat français (p. ex : parc de l’ambassade) alors que d’autres ne sont que des lieux publics locaux qui ne fonctionneraient que quelques heures afin d’assurer un transfert groupé vers un lieu plus sûr.
Si vous êtes dans l’impossibilité de quitter votre domicile en raison de risques importants, restez chez vous, prévenez l’ambassade et attendez que l’on vienne vous chercher.
Tout Français peut également, en cas danger imminent, demander refuge dans une ambassade de l’union européenne sur présentation d’une pièce d’identité attestant de sa nationalité.
PHASE 4 : Evacuation
Les consignes d’évacuation sont données par l’Ambassadeur en personne, à partir des lieux de regroupement. L’évacuation suppose la mise en place, en liaison avec Paris, de moyens de transport civils ou militaires. Les conjoints étrangers de nationaux français bénéficient également du dispositif d’évacuation.
Afin d’anticiper une éventuelle évacuation, il est recommandé de tenir toujours prêt au domicile un bagage minimum
L’évacuation a pour but de préserver la sécurité des personnes, pas forcement l’intégrité des biens. A ce titre, la question des animaux domestiques est souvent évoquée : leur évacuation n’est en aucun cas garantie./.
Les bons réflexes/Conseils Pratiques
Tenir toujours prêt au domicile cet équipement minimal, léger (maximum 15 Kg), qui doit tenir dans un sac à dos (un par personne) :
le passeport de chacun des membres de la famille ( en cours de validité et en règle vis-à-vis des autorités locales ),
la carte de groupe sanguin,
une petite radio captant la bande FM + piles (penser en cas d’impossibilité de tout contact avec l’ambassade à balayer toutes les fréquences de la FM)
une somme raisonnable d’argent liquide,
des sous-vêtements,
des vêtements chauds pour la nuit,
une lampe de poche + piles, canif, briquet, allumettes, sacs en plastique, mouchoirs en papier, papier hygiénique.
24 heures de vivres dont 6 litres d’eau par personne,
une trousse de premiers soins avec ciseaux,
une couverture ou un duvet,
un nécessaire de toilette minimum,
une pharmacie de base ( aspirine, calmants légers, antiseptique, ),
vos médicaments spécifiques en cas de traitement de longue durée
un jeu de clefs du domicile et du véhicule,
le contact téléphonique de la famille en France.
les coordonnées de l’assurance rapatriement (téléphone et n° de membre)
ayez de surcroît toujours le réservoir d’essence de votre véhicule plein !
CONSEIL POUR VOS ENFANTS
Afin que vos enfants soient facilement identifiables s’ils devaient se retrouver seuls, faites leur porter une mini-fiche d’identité plastifiée en anglais/amharique indiquant leur nom (voire le nom de leur mère si celui-ci est différent), leur date de naissance, leur numéro de téléphone, leur adresse, leur nationalité et leurs éventuels problèmes de santé.
Dès votre arrivée en Ethiopie, il vous est recommandé de :
signaler votre présence, non seulement à la section consulaire, mais également à votre chef d’îlot ;
garder des réserves alimentaires de base (eau, céréales, lait pour enfant...) pour 10 jours, ainsi que des bougies, allumettes, lampes de poche, piles électriques, radio avec batteries, trousse de secours, médicaments, combustibles et carburants ;
conserver en lieu sûr un montant de devises (dollars) suffisant pour couvrir l’achat de billets d’avion.
4. Que faire quand on est victime à l’étranger ?
Le ministère des Affaires étrangères et européennes et le ministère de la Justice ont rédigé une série de fiches qui ont pour objectif de vous aider dans vos premières démarches. Organisé sous forme de fiches thématiques synthétiques, il aborde tout particulièrement les spécificités liées à la survenance d’un fait à l’étranger.
Pour consulter le Guide d’information à destination des ressortissants français victimes d’une infraction à l’étranger, cliquez ici
5. Consulter les fiches réflexes "Sécurité" mises en ligne par le ministère des Affaires étrangères et europénnes
En cliquant ici
6. Consulter la fiche "conseils aux voyageurs" consacrée à l’Ethiopie
En cliquant ici
